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Qu’est-ce que l’obésité?

Abordons le sujet

Visionnez la vidéo Repenser l’obésité


L’obésité est-elle une maladie?

Obésité Canada :

« L’obésité est une maladie chronique et souvent progressive semblable au diabète ou à l’hypertension7

(TOS) The Obesity Society:

Selon The Obesity Society l’obésité devrait être déclarée comme une maladie8.

AACE (American Association of Clinical Endocrinologists):

« [L’obésité] doit être considérée comme étant un trouble chronique qui nécessite essentiellement des soins, du soutien et un suivi perpétuels9

AMC (Association médicale canadienne) :

« Il importe que les fournisseurs de soins reconnaissent l’obésité comme une maladie si nous voulons que des mesures de prévention soient mises en place10...»

(WOF) World Obesity Federation :

 

La World Obesity Federation considère que l’obésité est un processus de maladie évolutive, chronique et marqué de rechutes, et insiste sur la nécessité d’une action immédiate ainsi que de la prévention et de la maîtrise de cette épidémie mondiale11.

 

La reconnaissance de l’obésité en tant que maladie pourrait améliorer la prise en charge globale de l’obésité.12


Quels changements observe-t-on dans les tendances mondiales en matière d’obésité?

La prévalence mondiale de l’obésité a presque triplé depuis 1975. En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes (18 ans et plus) présentaient un surpoids. Dans la même année, 39 % des adultes âgés de 18 ans et plus vivaient avec un surpoids et 13 % étaient aux prises avec l’obésité.14 

 

  • Femmes
  • Homme
Femmes de 18 ans et plus (estimation standard de l’âge), 2016

L’obésité est associée à de nombreuses maladies concomitantes19.

Le fardeau de l’obésité pour les Canadiens

De multiples maladies chroniques sont associées à l’obésité19.

Le saviez-vous?

Le cycle de l’obésité : le lien réciproque entre l’apnée obstructive du sommeil et l’obésité24.

Les Canadiens aux prises avec l’apnée obstructive du sommeil sont plus susceptibles d’être atteints de diabète, d’hypertension, de maladie cardiaque ou de troubles de l’humeur25.

Le fardeau économique de l’obésité au Canada

Les affections liées à l’obésité sont associées à un coût économique important.

L’obésité est aussi responsable des coûts élevés associés aux affections comorbides28. 

  • Diabète de type 2 : plus de 1 milliard de dollars (746,6 millions de dollars en coûts directs; 306 millions de dollars en coûts indirects).
  • Hypertension : 875 millions de dollars (693,2 millions de dollars en coûts directs; 183,5 millions de dollars en coûts indirects).
  • Maladie coronarienne : près de 1,2 milliard de dollars (1,02 milliard de dollars en coûts directs; 174,5 millions de dollars en coûts indirects).
  • AVC : 375 millions de dollars (305,4 millions de dollars en coûts directs; 67,3 millions de dollars en coûts indirects).
  • Dorsalgie chronique : (1,59 milliard de dollars en coûts indirects).

Quels sont les bienfaits potentiels d’une perte de poids de 5 à 10 %?

the benefits of a weight lost of more than 5%

Pourquoi est-ce difficile de perdre du poids sans le reprendre?

Des scientifiques ont découvert que des réponses physiologiques à la perte de poids déclenchent le regain de poids.

Il a été démontré que la perte de poids chez les personnes ayant une obésité cause des changements dans les hormones de l’appétit qui augmentent la faim et le désir de manger pendant au moins 1 an39.

De multiples hormones, telles que la ghréline, le GLP-1 et la leptine, jouent un rôle important dans la régulation de l’appétit2.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur la science derrière l’obésité? Visionnez notre vidéo Repenser l’obésité.

metabolic adaptations to weight loss
D’après Sumithran P et al. (2011); Schwartz A et al. (2010); Sumithran P et al. (2013).

 

 


Résultats de l’étude ACTION

L’étude ACTION (sensibilisation, soins et traitement de la prise en charge de l’obésité) est la première étude pancanadienne à examiner les perceptions, les attitudes et les obstacles perçus à la prise en charge de l’obésité chez les Canadiens atteints d’obésité, les professionnels de la santé (PS) et les employeurs. L’étude a été menée au moyen d’un sondage en ligne entre août et octobre 2017. Les résultats de cette étude mettent en évidence les incompréhensions et les lacunes en matière de communication qui existent entre ces groupes44.

La majorité des 2545 répondants au sondage* étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle « l’obésité est une maladie chronique »44.

74% des personnes atteintes d’obésité ont déclaré penser que l’obésité avait un effet considérable sur la santé globale.

81% des personnes atteintes d’obésité ont convenu qu’il serait bénéfique pour leur santé de perdre 5 à 10% de leur poids corporel.

* Personnes atteintes d’obésité (n = 2000), PS (n = 395), employeurs (n = 150).

Certains résultats de l’étude ACTION peuvent être regroupés sous les thèmes suivants 44 :


Comment peut-on traiter l’obésité?

L’obésité doit être traitée et prise en charge de manière holistique, et en tant que maladie chronique grave9,45.

Traitement de l’obésité

Interventions comportementales et sur les habitudes de vie :

Pour l’obésité, cela devrait inclure le régime alimentaire, l’exercice et les modifications comportementales44. Une alimentation saine, l’activité physique et la thérapie cognitivo-comportementale devraient constituer des interventions de première intention chez toutes les personnes ayant un IMC ≥25 kg/m2 et doivent faire partie de toute intervention visant une perte de poids19. Cependant, les interventions comportementales pourraient parfois être insuffisantes pour maintenir la perte de poids et certaines personnes atteintes d’obésité pourraient nécessiter une combinaison de traitements comprenant une pharmacothérapie et/ou une chirurgie bariatrique pour les aider à gérer leur poids43.

 

Pharmacothérapie :

Pour l’obésité, la pharmacothérapie peut être envisagée si les interventions axées sur les habitudes de vie ne fournissent pas un bénéfice clinique suffisant pour les personnes ayant un IMC ≥30 kg/m2 ou ≥27 kg/m2 avec d’autres comorbidités19. La pharmacothérapie doit être utilisée en complément des modifications des habitudes de vie et doit être envisagée si un patient n’a pas perdu 0,5 kg (1 lb) par semaine après 3 à 6 mois de l’adoption des modifications19.

 

Chirurgie bariatrique :

Il s’agit de l’intervention de troisième intention dans la prise en charge de l’obésité, recommandée chez les personnes présentant un IMC ≥40 kg/m2 ou ≥35 kg/m2 avec des comorbidités19. La chirurgie bariatrique peut être malabsorptive ou restrictive et nécessite un suivi médical à vie19,45.